Créer des
lieux d’accueil, de mémoire et de Recherche-Action sur l’échange interculturel par le recueil de témoignages de retour et de journaux d'itinérance, la préparation au départ, la rencontre
entre migrants, voyageurs et autochtones ici comme ailleurs, et l'ouverture d'une réflexion nouvelle sur les rapports
nord/sud
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27 avril 2009 - rencontre Véronique Larhant - Dominique Dieterlé : compte rendu
Résumé des questions que nous nous sommes posées depuis le début de nos
rencontres
définir notre problématique : une question centrale autour de l’idée du choc culturel
interview type
que faire des témoignages recueillis ?
pourquoi faire cette recherche : attente d e chacun(e)
En fait lors de notre rencontre nous avons très exactement pris ces questions dans
l’ordre inverse pour arriver à la recherche de notre problématique supposée être « de départ »
voici donc ces différents points abordés en ordre décroissant
motivations et attentes de chacune
Dans l’espoir que ce groupe s’étoffe au cours des mois à venir et en particulier après l’AG prévue en juin, nous aurons
besoin de re-préciser les attentes de chaque membre du groupe de recherche pour orienter notre travail et finalement répondre aux premières questions.
Sachant que ces attentes sont forcément évolutives dans le temps au fur et à mesure que l’on découvre de nouvelles
choses
Pour sa part Véronique a répondu que ce qui la motivait c’était d’apprendre à vivre le métissage en Bretagne, son intérêt
est donc plus particulièrement orienté vers les personnes qui vivent ici depuis un temps suffisant pour avoir acquis une sorte de « double culture »
Dominique est plus intéressée par une recherche sur l’exploration du thème de la différence, pour déboucher peut
être une sorte d’éducation à partager le regard et la pensée de l’autre quelles que soient les circonstances où ces regards se croisent, où ces pensées se heurtent : voyage, mission,
migration, confrontation au handicap, à l’étran,geté, à la marginalisation, au refus de dialogue, à l’impossibilité de parler, d’écouter, d’échanger.
que faire des témoignages recueillis ?
Pour le moment nous nous engageons, comme nous l’avions déjà évoqué, à produire « quelque chose » pour la
fête des droits de toutes les couleurs FDTC à Quimper.
Présentation des interviews sous une forme accessible et réalisations par exemple d’interviews ‘minute’ sur des questions
qui nous auraient particulièrement semblées intéressantes au vu de notre premier travail.
interview type
Proposition de Véronique destinée à des personnes qui vivent ici depuis un temps assez long pour se faire une idée assez
précise de leur culture d’accueil.
Quelle est ton histoire : quelles circonstances
t’ont amenées à vivre ici, d’où viens-tu ?
Te souviens tu des attentes que tu avais sur la vie ici avant ton déplacement ?
Comment tu imaginais ton futur ?
À l’arrivée : qu’est ce que tu as aimé ? qu’est ce qui t’a surpris ?
qu’est ce qui a été difficile ou incompréhen,sible ? peux tu te rappeler d’une ou plusieurs anecdotes frappantes et plutôt drôles ?
Aujourd’hui : qu’est ce que tu apprécies le plus ? qu’est ce qui te
manque ? a quoi ne peux-tu pas t’habituer ?
Comment as tu résolu( ou non) tes problèmes
d’adaptation ?
Comment vis –tu le retour dans ton pays d’origine ( même pour un temps limité
)
Quels sont les avantages que tu retires de ta double culture ? En quoi ta culture
d’origine t’aide-t-elle ici ?
Cette interview peut être « retourné » dans l’autre sens pour des français émigrés
D’autre part en ce qui concerne les « courts séjours » d’autres questions peuvent être envisagées qui
tenteraient de démonter plutôt le choc des premiers contacts ou premiers regards lesquels, s’ils ne nous apprendront rien sur les cultures ou les modes de pensées qui vont être rencontrés , nous
en apprendront en revanche beaucoup sur tous les types de préjugés, d’a priori et de jugements généralistes que l’observateur transporte avec ses bagages !
Ces sont donc deux problématiques un peu différentes :
dans le premier cas on cherche à connaître et pouvoir décoder les états et « couleurs » de deux
cultures qui se croisent afin de déterminer la quantité et la qualité de métissage que cela engendre
dans le deuxième cas , on cherche à connaître ce qu’il faut changer dans le regard de celui qui voit, ressent et pense
toute rencontre afin que celle-ci soit, dans n’importe quel contexte culturel, une source d’enrichissement mutuel, de respect et de dialogue constructif qui permette ensuite de « faire
ensemble »
la définition d’une problématique à préciser
Réponse apportée en partie, en fin de chapitre précédent
Contrairement à ce que nous avions vécu en RA au cours des années 2004-2006, il serait possible de trouver un point de
convergence entre éducation au politique et recherche d’égalité, par le biais de l’éducation à la vie sociale multiculturelle :
- le préjugé s’oppose à l’égalité : il suppose toujours en effet, une forme de supériorité de celui qui le
manifeste
- l’éducation à l’ouverture sur d’autres « manières de penser le monde » permettrait de trouver des solutions à
certains problèmes sociaux dans une autre logique que celle de la répression, et à certains problèmes purement politiques par d’autres modèles que ceux qui sont en vigueur dans notre pensée
occidentale ( voir par ex. l’histoire de la non violence, du consensus, etc…)
Dominique ajoute personnellement que, de son point de vue en tout cas, cette reconnaissance des droits culturels n’est en
aucun cas une façon de baisser les bras face aux systèmes d’exploitation et économique et d’oppression politique constatés à travers tous les pays et régions du monde quelles que soient les
cultures traversées
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